Non classé

🎒DO IT YOUR BOSS : Fais le comme ta patronne

6 avril 2015

Sans titre-1 Je crois que j’ai toujours rêvé de passer mes journées à écrire. Puis, plus vite que prévu, c’est arrivé.

Je n’ai jamais réellement jalousé qui que ce soit. Bon d’accord, le 1 janvier dernier j’avais trop bu. Et j’ai bien vu cette sombre idiote qui s’est approchée à moins de 3 mètres de toi. Mais vraiment, je ne pense jamais avoir été jalouse. Ce que peuvent ressentir les gens autour de moi, m’a toujours attendri. La preuve, hier j’ai croisé mon ancien mec avec sa nouvelle nana. Sans parler du fait qu’il ait baissé la tête lorsque je suis arrivée à sa hauteur (mais ça c’est une autre affaire). J’aurais bien voulu voir sa bouille d’un peu plus près, à son nouveau béguin , savoir si ses cheveux sentent la vanille ou le jasmin, s’il y a des aigus dans sa voix à la fin de ses phrases, savoir si elle fait ses lacets à l’endroit ou à l’envers. Et puis, à moindre échelle, être un peu témoin de leur bonheur. Par contre pour leur mariage, si on pouvait éviter, j’ai quand même des principes.

Puis récemment, j’ai été embauché dans les plus jolies bureaux de Paris. Là ou, il y a des fleurs qu’on arrose chaque jours, et du thé à la cannelle dans tout les tiroirs. J’y écris du matin au soir. Même en prenant le métro, je réfléchis à ce que je vais écrire, du matin au soir. Comme dans tout travail, j’ai une patronne. Et c’est en la regardant (pendant les secondes ou je n’écris pas) que j’ai ressenti cette pointe, cette lueur, ce nouveau sentiment de « jalousie ». Cette petite voix qui me sifflait : Dis le que tu voudrais être comme elle .(Ah, et la petite voix à fait un semblant de rire démoniaque aussi. Mais le rire démoniaque, ça ne marche pas avec les petites voix). Ma patronne, c’est une nana plutôt normale, à première vue. Peut être même un peu rigolote. Mais au delà de ça, c’est une nana qui à un style. Pas un style à la cara delevingne, pas un style de musique, non. Un style d’écriture. C’est une nana qui forme des petites nanas à attraper son style. A écrire comme elle. A devenir elle, à travers des textes qui sont lus chaque jour. A sa manière. Alors, moi, pour le bac français, on m’avait bien demandé d’écrire à la manière de Molière.

Désormais, à 23 ans, j’écris à la manière de ma patronne, et si je pouvais me transformer en elle dès demain, ce serait chouette. Je vous dit que je ne supporte pas bien la jalousie.

 

You Might Also Like

Aucun commentaire

Répondre