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J’connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui s’est fait séduire par une publicité

24 janvier 2016

Comme il fait gris et que le froid pique mes joues en ce dimanche de Janvier, je me suis dit qu’aujourd’hui, j’allais faire ma Elise Lucet du canapé. Bon chacun ses occupations dominicale, comme dirait l’autre ! Mais tu vas voir c’est assez passionnant pour se dire qu’il y a pire que les dimanche tout froid et tout gris. Tu connais les Data ? C’est, je crois une manière de récupérer des informations personnelles sur quelqu’un sans qu’il ne s’en rende réellement compte, mais qu’il accepte inconsciemment ça. On est d’accord, c’est chiant et compliqué, du coup je vais te raconter une histoire drôle et compréhensible.

On a tous sur Facebook, un(e) pote qui ne comprend pas très bien le système 2.0 du réseau social. En fonction de si c’est un garçon ou une fille, il a, en moyenne, une grosse quantité d’ami(e)s de sexe opposé, bien souvent joli(e)s mais qu’il ne connait n’y d’Adam ni d’Eve. C’est ici que mon enquête commence… (Vas-y José lance la bande son !) Armée de mes identifiants Facebook et ma conscience Lucetienne, je suis allée confronter tout ça dans le grand monde des internets. J’ai, sans aucun mal, trouvé le fameux pote qui ne comprend pas très bien le système 2.0 du réseau social et sans aucun mal non plus, une de ses copines plutôt jolies, qu’il n’avait pas l’air de bien connaitre. C’est vrai qu’elle est assez jolie, enfin, qu’elle rentre dans les critères de beauté. Par chance son profil était public, j’ai donc pu faire le tour des ses photos publiées chaque jour à heures régulières, suivies par plus de 4000 comptes masculins qui n’avaient pas l’air de bien la connaitre non plus. Ce qui est assez drôle c’est qu’ils ont tous plus ou moins, le même age. On appelle ça un cœur de cible. Ce qui est assez drôle aussi, c’est que tous les jours elle envoie des bisous virtuels, et qu’elle souhaite « bonne nuit » à tous ses amis de manière très… imagée. On appelle ça, créer du lien avec le cœur de cible. En creusant un peu plus, j’ai vu qu’elle était directrice de castings, qu’elle habitait dans une ville de France ou elle ne devait pas caster grand monde – mais ça c’est son problème, qu’elle avait besoin qu’on l’aide à développer son site de casting et qu’elle adorait porter son collier « prénom » sur ses photos publiées à heures précises. On appelle ça de la manipulation publicitaire affective. Comme j’étais encore curieuse, je suis allée sur son site de castings de rêve, et j’ai vu, sans aucun mal encore, de nombreuses offres de castings que vous trouverez sans trop chercher sur des chaines télévisées, bien connues. Pour s’inscrire sur son site de casting de rêve, elle insistait vraiment beaucoup pour dire que c’était gratuit (soyons d’accord ce serait un peu malsain de devoir payer pour participer aux anges de machins trucs) et simple : il suffisait de lui laisser votre photo, vos coordonnées et un CV. Autant le dire : votre vie entière ! A ce moment là, elle m’a un peu énervé et j’avais vraiment pas envie de lui faire des bisous. Alors dans un élan d’énervement, j’ai choppé son numéro de SIRET que j’ai collé sur Google. Ça a pris un peu plus de temps, mais bon c’est ça les enquêtes. Et là, le numéro d’entreprise de sa boite de castings de rêve correspondait véritablement à une boite de récupération de données personnelles sur le web. Qui l’eut cru hein ? Bon d’accord, tout le monde.

Tout ça pour vous dire, que c’est dimanche, que je vous fais des bisous sincères, que je vous souhaite une bonne semaine dans la vie réelle. Et que promis, ici, on ne vole rien à personne, même si on ne se connait pas beaucoup.

 

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