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Je ne veux pas qu’un jour, lorsque mes enfants étudieront Voltaire en cours de Français, je sois contrainte de leur dire qu’en 2015 rien n’avait vraiment changé.

8 janvier 2015

CHARLIE

J’écris ici depuis longtemps, j’y écris de la joie, de la tristesse, beaucoup de tendresse. Mais je crois qu’aujourd’hui, je ne sais même pas quels mots utiliser. S’il y en a des bons ou des mauvais. Je ne suis pas journaliste, je ne suis pas écrivain. J’aime la littérature, les mots, et les traits de crayons. Suffisamment fort pour en faire un travail sérieux. Je ne veux pas parler des faits, ça n’est pas mon rôle. Une drôle d’ambiance règne dans les rues, aujourd’hui. Une ambiance de chagrin comme je ne l’ai jamais connu auparavant. Mais aussi, une ambiance de douceur mélangée à la révolte. Un mélange qui fait tout drôle. Qui m’a donné envie d’attraper la main de la boulangère ce matin, lorsqu’elle m’a tendu mon petit pain au chocolat. Une envie de lui dire, « ça va aller on est tous ensemble, on est fort ». Une envie d’appeler mon père pour lui dire « t’en fais pas Papa, je vais le serrer bien fort mon crayon ». Une envie de ne pas s’enfermer dans une sorte de colère qui ne mène à rien. Parce qu’on ne va pas se mentir, la liberté d’expression n’a jamais été entièrement acquise, et cela aux quatre coins du monde. Mais aujourd’hui, plus que jamais, au nom du respect, de la tendresse et de l’amour, n’oubliez pas de vous battre pour ces libertés, qui nous appartiennent. Ces libertés pour lesquelles il ne faut pas arrêter d’y croire.

 

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1 Commentaire

  • Reply site web 14 septembre 2015 at 17 h 43 min

    J’aime vous lire

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