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Ma colocation avec… des moustiques!

26 mai 2014

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La nuit dernière, armée de ma raquette électrique et de mon spray surpuissant, j’ai passé deux heures (ces deux heures précieuses coincées entre la phase somnolence et sommeil profond, qu’il ne faut surtout pas négliger afin de ne pas te retrouver avec des valises sous les yeux, le lendemain matin) à traquer ce minuscule individu à peine visible appelé scientifiquement Culicidae. Mais si, tu sais, cet être volant qui, soyons d’accord dessus, ne sert strictement à rien et se permet de venir danser la salsa autour de tes mirettes en s’imaginant que ton espace vital peut lui servir de dancefloor, sans même te demander l’autorisation.

L’image de moi-même à cette heure là, n’a rien de très valorisant… Dans mon pyjama en pilou pilou à battre l’air de droite à gauche et de haut en bas. Debout sur mon lit, à tendre l’oreille afin de localiser le suspect… Je crois même que ce moment aussi ridicule que tragique pourrait être utilisé pour faire le buzz dans un reportage diffusé sur M6 le samedi après midi « Dans l’enfer des asiles psychiatriques… »

Après avoir fait 18 fois le tour de moi-même en l’instant de 10 secondes et balancé le seul magazine que j’avais sous la main dans l’espoir de le faire tomber avec un coup de vent puissant, je discerne l’ennemi en train de reprendre son souffle. Bien tranquillement posé sur le mur. Dans un élan de colère et de folie j’écrase ma main sur tout son être d’une manière sanguinaire et laisse ainsi une trace inerte de la victime auprès de ses feux copains passés par là, la veille et l’avant veille.

Cette nuit là, je m’endors d’un œil dans un état de psychorigidité extrême. A l’affût du premier bruit laissant croire que le Suspect numéro 1 a repris vie miraculeusement.

Alors, le lendemain matin, après cette nuit de traque intensive et ce supplément de valises (qui ne serait même pas accepté sur un vol St Barth-St Martin) sous mes yeux, je trouve le peu de force qu’il me reste pour beurrer mes tartines grillées.

Et c’est en ouvrant la bouche en baillant d’une façon assez spectaculaire, que le frère de ma victime nocturne décide de crier vengeance en se posant sur ma joue droite…

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Puis, moi, j’aime bien moi, être encore dans le magazine! 🙂

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