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Mais en fait, c’est qui ce Monsieur Daesh ? (Partie 1)

10 février 2016

illu-dadadadesh-motherfuckerEvidemment j’aurais pu dire « cette Madame », c’est juste un effet de style vous me connaissez.

Ce soir, profitant de mon célibat géographique, je me suis mise à cuisiner ; faute de mieux. Un poulet coco si l’idée vous intéresse. Mais comme le poulet coco ça met du temps à mijoter, et que, comme je vous ai dit je profite de gni gnia gnia, j’ai chopé un livre. Un  livre que j’ai acheté sur le tas, il y a quelques semaines. Par curiosité à la base. Bien sûr je me rappelle avoir hésité à le prendre. Finalement je pense être plutôt ouverte d’esprit mais, acheter un bouquin ayant pour titre « Qui est Daesh ? » c’est un peu parler de la chose, la mettre en lumière, et peut-être même, lui donner de l’importance. Alors j’ai pris la décision de ne pas l’embarquer pendant mon heure de métro quotidienne (le code de la route étant plus adapté au métro et à mon avenir de jeune conductrice). J’ai gardé ce livre là pour chez moi. Un soir ou je trouverai du temps, ce qui n’est pas si compliqué puisque que comme je vous l’ai dit, je suis géographiquement célibataire (sisi, je le vis très bien, je vous assure) !

Plus sérieusement, je crois que je suis comme tout le monde. Je regarde C à Vous, le petit journal, je refuse TF1 mais j’ai de la peine pour Julien Lepers et Claire Chazal. Je ne me sens pas concernée par la politique.  En fait, je n’aime pas la politique. Un jour mon père m’a dit : « la politique c’est choisir entre la peste ou le choléra ». Au-delà du fait que mon père devrait être reconnu du monde entier, uniquement par le fait qu’il soit mon père… je crois que cette idée-là est restée en moi. Et que je me plais, à dire fièrement « Moi ? Je ne vote pas ! » j’ai l’impression d’être engagé en prononçant cette phrase. Et puisque je suis plutôt ouverte, vous avez raison je ne suis engagée dans rien du tout. Et je fuis mon devoir de citoyenne, rien de plus. Mais que voulez-vous, je crois que ma génération est comme ça. Elle est forte, elle est prête à aller dans la rue, elle est prête à crier, à se révolter, à en avoir marre de tout. Mais elle à la flemme d’aller voter pour quelqu’un qui ne lui ressemble en rien.  Et qu’elle préfère lutter contre Marine Le Pen sur Facebook . Je pense que ma génération devrait être Présidente de la République.

Avec un verre de trop dans le naseau, je suis la première à refaire le monde. A prôner mon ouverture d’esprit  en même temps que d’ouvrir une multinationale virtuelle. Sauf que ce soir, j’en ai eu assez des soirées à refaire le monde, sans vraiment savoir de quoi je parle. Samedi soir, une copine m’a dit « Mon livre de chevet en ce moment c’est le Coran ». Je lui ai répondu « Whaa c’est trop bien ». Et pendant la soirée qui a suivi, je me suis ennuyée. Je n’avais aucune envie de refaire un monde que je ne connaissais pas vraiment. A part au travers des mots de Yann Barthès et d’Anne-Sophie Lapix et même du Coran. Je ne sais pas ce qu’il en est du Coran, mais n’oubliez pas qu’on est en Etat d’Urgence. C’est notre Président qui l’a dit. Et que nos médias dépendent de l’état, comme en 1943. Il a aussi dit qu’on était en guerre. Moi, je n’ai pas vraiment l’impression d’être en guerre. D’ailleurs, ce matin  dans le métro, un garçon m’a souri, une fille m’a tendu mon gant que je venais de faire tomber, et une Mémé a laissé sa place au plus jeune du wagon. Vous voyez. Je ne suis pas capable d’écrire des choses sérieuses et intelligentes.

Allez salut, je vais regarder le clip de Beyoncé au Super Bowl, parait qu’elle à de supers trucs à revendiquer. Fatalement, je finirai en écoutant Céline Dion. (On entend les cris de New York et les bateaux sur la Seine) Je termine cette histoire demain. Promis.

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