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Noël sous les tropiques : pieds nus et guirlandes sur les cocotiers

27 décembre 2016

Cette année n’était pas mon premier Noël sous les tropiques. C’était le second. J’ai bien ouvert toutes les cases du calendrier en trouvant que quand même la magie de Noël sous 35 degrés, ça n’est pas vraiment ça. Pourtant comme la première fois, j’ai eu la chance de passer un réveillon qui sort de l’ordinaire. Qui sort de tout ordinaire même. J’ai passé une soirée pieds nus sur une maison flottante au coeur d’un marais, flirtant avec l’immense forêt de l’Amazonie. Je vous ai dit que c’était extra-ordinaire, non ? Forcément il n’y avait pas le fameux combo foie gras – chants de Noël – étoile sur le sapin. A la place, il y avait des enfants aux cheveux foncés qui n’en avait foutrement rien à faire de savoir que dans un autre pays, d’autres petites têtes ouvraient des gros paquets, parce qu’eux avaient bien mieux : une canne à pêche faite avec un morceau de bambou et un bout de fromage en guise d’appât pour attraper des piranhas. A la place, il y avait une famille qui se retrouvait à l’autre bout du monde après des mois, loin, les uns des autres. A la place, il y avait des verres de rhums arrangés qui avaient macérés un bon bout de temps en plein soleil. A la place, il y avait cette dame, un peu lourdingue, qui n’a pas tenu à retirer ses chaussures parce que ça n’était pas son rituel à elle, elle m’a fait penser à cette tante que je n’aime pas trop, à la différence que je n’aurais pas à la subir au prochain repas de famille. A la place, il y avait des gens qui s’échangeaient des histoires, des rêves, des gens biens que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve et dont je ne me souviens pas très bien du prénom. A la place, on ne s’est pas demandé chez quels parents on allait aller manger la dinde fourrée, en contrariant ceux chez qui on irait juste manger la buche, parce que quand même « cette année la dinde du boucher était vraiment succulente ». Cette année ma magie de Noël à moi se trouvait dans des choses faciles de la vie, comme de réaliser au moment ou j’écris qu’on a tous oublié de se souhaiter un « Joyeux Noël ». Probablement parce qu’il l’était sans qu’on se le dise.

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