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Comment gérer son couple en 2016

8 janvier 2016

2Je crois que j’aurais bien aimé être psychologue, ou éditrice de presse féminine. Dans ces deux cas, j’aurais probablement su répondre à ce titre. J’espère ne pas vous décevoir, mais à la place, j’écris des histoires. Avouez que ça ressemble pas mal à ces deux métiers cités un peu plus haut. Bon.

Moi dans mon couple, on parle beaucoup des autres couples. Sans aucun doute, comme pour les bébés, les autres sont bien plus moches que le notre. Et on aime bien parler des autres, pour s’assurer que dans notre lit, il fait plus chaud qu’ailleurs. En 2016, comme en 1956 ou comme en 1915, j’imagine que gérer son couple se passe de la même façon. Ça ne se passe pas. Ça ne veut rien dire. C’est juste un titre. Pour 2016, je vous souhaite de vous aimer autant qu’en 1956 ou qu’en 1915. De vous aimer plus fort même. Et d’aimer autant que si c’était votre propre marmaille. Et de ne pas vous demander « comment », parce que n’oubliez pas l’histoire des bébés. Et faites en un, tiens.

Puis, allez dire aux psychologues et aux éditrices de presse, qu’en 2016 on s’en fiche de comment gérer son couple/son job/sa vie. Qu’on va s’aimer et que ce sera bien.

 

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Hier matin.

15 novembre 2015

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Je me souviens de ce matin là, où petite, j’avais la frousse de sortir un pied du lit, de peur qu’un avion décide de s’écraser dans ma maison. Parce que la veille un oiseau de fer s’était encastré dans deux grandes tours des Amériques.

Je me souviens de ce matin là, une année toute nouvelle commençait. Et mon café amer n’avait pas le même goût. Parce que la veille,des fous furieux ont debarqué dans une rédaction, arrosant leur haine et leur violence.

Je me souviens d’hier matin. BFM a résonné en fond toute la nuit dans mes oreilles. Le réveil avait des allures de souvenir, mais il était bien réel. À la porte d’à côté, il y a eu du sang, des larmes et beaucoup de peur. Encore.

Avec ma si petite vision, je me souviens de beaucoup trop de choses, désormais.

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Paris je te plaque (mais on reste amis)

28 octobre 2015

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Paris, je quitte tes trottoirs sales.

Tes filles trop mal lunées et trop bien habillées.

Tes autocars trop à l’heure quand moi je suis en retard.

J’ai trop embrassé tes bouches de métro et tes paysages mégalo.

J’ai pas trouvé le mode d’emploi de ta station Châtelet. J’ai pourtant tout essayé.

C’est pas faute de romantisme, ni de tes jardins secrets.

Avant toi, j’en ai quitté.

Saint-Barth était trop ambigu. New York un sacré illuminé. Lille un chagrin d’amour.

Il est minuit. Je vais faire valser ma robe dans tes rues, de Paris.

En plus, j’ai un préavis. Pour sourire aux passants qui ne me répondront pas.

Mais il n’y a bien qu’a Paris qu’on puisse faire ça.

On reste amis ?

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Le tout petit petit riquiqui.

16 septembre 2015

veloJe ne sais pas si je vous ai déjà dit ça mais j’ai un petit frère. Un tout petit petit. Un riquiqui.
Enfin moi, je le verrais toujours comme un riquiqui tout petit. Il a 11ans. C’est comme ça avec les petits frères, jusqu’a ce qu’ils deviennent plus grands et plus forts que vous. Mais je me contente de sa petitesse pour le moment. Je dis qu’il restera toujours petit parce qu’on a quand même 13ans d’écart. C’est pas rien 13ans. Ça veut dire qu’il a les clefs pour rentrer seul à la maison, qu’il a une carte pour prendre le bus, ça veut dire qu’il a le droit de porter un slip jaune avec des canards et qu’il peut le faire sans aucune honte. Ça veut aussi dire qu’il a fait sa rentrée au collège.

Mon petit frère je ne le vois pas très souvent, je n’habite pas avec lui, puisque souvenez vous on à 13 ans d’écart. Mais il n’empêche que je pense à lui au moins 3 fois par jour et bien plus le jour de son entrée au collège. C’est vrai ça, et si il perdait ses clefs, et si il se trompait d’arrêt de bus, et si il oubliait de mettre un slip, et si il lui manquait 10 centimes pour acheter un petit pain au chocolat, et si son casier était trop haut pour lui. J’ai attendu le soir de la rentrée pour pouvoir l’appeler et m’assurer que tout le monde était gentil avec lui, que son copain François (qui ne l’est plus depuis) était un garçon avec de l’humour; c’est dur l’humour quand on a 11ans. Finalement, je crois qu’il était surtout content que la sonnerie retentisse pour rentrer se remettre à la fabrication de sa fusée bricolée avec 3 bouts de ficelles et une bouteille en plastoc’.
T’as raison, grandis pas trop vite tout petit petit riquiqui petit frère.
Et surtout attends un petit peu avant d’être plus grand que moi.

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📬 Facebook et tes ex 📬

31 août 2015

chroBon, véritablement, j’ai pas de quoi remplir une équipe de rugby. Encore moins un club d’acrogym. À la rigueur un cours de ping pong. Bon. Passons.

On s’est rencontré ; à peu près en même temps que l’arrivée de Facebook. Ça remonte quand même. Il aimait pas trop ça, Facebook. Je crois qu’il préférait vivre dans le vrai. Je me souviens même qu’il s’était accroché avec un cinquantenaire un peu pervers qui m’avait ajouté sur le réseau. Et s’en était suivi une leçon de morale digne d’un papa poule au pot. Quoiqu’il en soit, et c’est pas tellement le sujet, notre relation dans la vie réelle s’est arrêtée. Rien à voir avec le complexe d’oedipe.

Désormais, je me suis lassée du virtuelle. Alors, après avoir fait le tour de la question, après avoir subit les selfies quotidiens de la nana qui s’idôlatre encore plus au bord de la piscine en été qu’en temps ordinaire, le mec qui a vraiment cru que le sosie de Kate Moss venait de lui proposer une amitié sincère (après analyse, son compte est en fait rempli de mini Kate qu’il n’a jamais croisé, pas plus qu’Adam ou Eve) et la dépression des profs en cette veille de rentrée scolaire. Je me suis dit qu’il était temps. Que j’allais franchir le cap, larguer les amarres, prendre mon indépendance. J’allais larguer définitivement mon compte Facebook. J’ai pesé le pour, le contre, le pire et le meilleur. Après tout, retrouver quelqu’un aujourd’hui c’est plutôt facile. Ecrire des lettres, des mails, passer un coup de fil, l’est tout autant. Personne n’allait me manquer et inversement. La décision était prise. J’allais quitter Facebook, comme on quitte… Merde, mon ancien mec.
C’est vrai ça, Facebook est le seul moyen de communication qu’on garde avec ses ex.
La vie est drôle, parfois.

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👙 Les gens qui partent en vacances au mois d’Août 👙

10 août 2015

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Il y a un an je vivais dans les eaux turquoises et le sable blanc des Caraïbes.
J’avais pas besoin de vacances. Elles se trouvaient au bout de mon nez rosé par le soleil.
J’avais besoin de bitume, de barres d’habitations, de robes et de soldes.
Alors quand le manque se faisait trop ressentir j’enfilais (bon sans mentir,
je l’avais sur moi toute la journée) mon maillot de bain avec des petits frou-frou sur la culotte
et j’allais piquer une tête dans ces eaux turquoises des Caraïbes.
C’est vrai que je ne sais pas bien nager mais puisque les vagues étaient rarement au rendez-vous j’avais plutôt bien choisi ma destination idyllique.

Cette année je passe Août à Paris.
Bloquée entre deux immeubles et une route en bitume, j’y étais même pour la période des soldes.
C’est bien ma veine.
Mais comme je ne suis pas une fille très facile, je crois qu’aujourd’hui, j’ai besoin de vacances.
Que voulez-vous.
Les vacances c’est un peu comme les coupes de cheveux, on est jamais vraiment content de ce qu’on a.

 

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🍦 POP TA BROCHE GLACÉE // D.I.Y

15 juillet 2015

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Pour ce D.I.Y il vous faut :

Temps :  15 min

Coût : Quelques broutilles

Matériel :

– papier mousse

– papier couleur

– de la colle

– une paire de ciseaux

– une petite pince broche

Dessiner le patron sur le papier mousse, et l’identique sur du papier couleur.

Coller le papier couleur sur le papier mousse.

Laisser sécher.

Coller la petite broche au dos du papier mousse.

Ajouter, soit des minis morceaux de papiers colorés ou quelques paillettes.

Et hop !

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Bon bricolage !

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Pssst : La jupette est home made avec le joli tissus Petit Pan

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🍹VAMOS A LA PLAYA.

6 juillet 2015

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Ça y est, on y est.
Ce moment tant attendu de l’année où l’on peut sortir les jupettes et booker
les 10 prochains week-end avec des barbeuc’ dans le jardin.
Petite minute de silence pour ceux qui n’ont pas de plein pied à la campagne.
Mais c’est pas si grave, on prend la voiture ; petite minute de silence pour
ceux qui n’ont pas le permis, (je fais partie de tout ceux-là, par chance j’ai bien choisi mes amis)
direction les plages du Nord.
Kolé séré à fond les écoutilles, on s’engouffre dans les embouteillages de l’A16.
On se trouve une place pour garer la twingo qui serait prête à exploser tellement
le moteur à surchauffé en cette période de canicule.
– « Marcel, t’as la crème solaire ? »
– « De la crème solaire ? Pour quoi faire ? On habite dans le Nord »
qu’il m’a répondu.
C’était quand même plus facile de garer
titine que de se trouver une
place entre les nostalgiques des années 90 et leurs parasols sponsorisés par Ricard.
Après avoir fait l’étoile de mer sur le transat prêté par Mémé Françoise,
 et reussi à se mouiller jusqu’au genou c’est déjà l’heure de rentrer.
Finalement, on se retrouve lundi matin à la machine à café,
les épaules qui piquent et les cuissots qui brulent encore de notre week-end à la mer.
Ça y’est, l’été commence.boutonissi

 

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🌸DES PETITS PAPIERS QUI FLEURISSENT.

1 juin 2015

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À la manière d’un amant qu’on commence à voir régulièrement. Dont on parle à mi-mots, sans trop savoir ou ça mène.

Le prendre entre les doigts, le caresser un peu, jouer avec, lui faire du mal des fois. Voilà ce que je fais chaque soirée avec du papier. J’aimerai bien entrer chez vous, en déposer par ci par là, discrètement. Remplacer une baguette de pain par une baguette en papier, chez le boulanger. Mettre des fleurs qui ne poussent pas mais qui ne fanent pas non plus, sur l’étal du fleuriste. Dissimuler une fraise dans les carottes de l’épicerie. Créer un décor pour faire rêver les petites personnes.
Je vous montre ?

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🌳Et si on parlait de vous.

18 avril 2015

shiatsuJ’ai passé l’après midi à passer des coups de fils, je voulais avoir des tarifs pour le Shiatsu. Le Shiatsu, c’est comme un psy mais qui met ses mains sur toi. Parait que c’est tendance et connu (d’ailleurs mon ordinateur ne souligne aucune faute d’orthographe, c’est ça d’avoir des machines plus intelligentes que soi). Au bout du dixième appels, et après avoir mélangé Valérie, Tom et Cécile sur ma liste. J’ai téléphoné au dernier numéro. C’était comme si j’avais une vieille copine au téléphone mais une copine qui me parlait de mon cœur, de mes dorsales et des saisons. Tout ça en me disant « vous ». Donc pas vraiment comme une copine on est d’accord. Je l’ai rappelé une heure après pour lui dire que je voulais un rendez-vous, pour lundi s’il vous plait. Je suis tombée sur son répondeur, j’ai eu une pointe de jalousie en me disant qu’elle devait être occupée avec une autre copine. Mais comme on peut toujours compter sur ses amis, elle m’a rappelé aussitôt. Elle m’a bien expliqué qu’on parlerait de moi pendant 15 min après quoi, elle se mettrait à faire de la mécanique pour réparer mes émotions. Alors moi, forcement, je me suis imaginée qu’elle allait m’ouvrir en deux dans un ancien garage d’automobiles. Ça m’a filé un frisson et j’ai compris ce qu’était une dorsale.

Je me demande bien, ce que je vais pouvoir dire sur moi, à une nana que je ne connais pas, en 15 min. Surtout si on se vouvoient.  Je pourrais lui dire que j’ai peur de mon ombre mais que je suis prête à me bagarrer si on m’arrache mon sac dans la rue. Que je trouve du charme à l’amour mais que j’ai un gros problème avec ça. Que je crois en la fidélité mais que je tombe amoureuse à chaque changement de métro. Je pourrais aussi lui dire que je n’ai aucun sens de l’orientation mais que par chance je me retrouve toujours au bon endroit. Que je voudrais partir découvrir le Canada mais qu’un jour j’aimerais bien me poser pour du vrai. Que je suis curieuse de tout mais que je préfère ne pas en savoir trop sur les gens. Que je suis capable de tout pardonner mais que je déteste les excuses.

En même temps c’est un peu ce que je fais avec vous : parler de moi.